vendredi 3 janvier 2014

CATALOGUE DE SIGNATURES ANCESTRALES VALIDÉES

Le Catalogue de signatures ancestrales validées a été mis en route et se trouve à
http://miroise.org/triangulations/index.html

Le Catalogue accepte les signatures validées pour des ancêtres qui fondèrent une lignée en terre d’Amérique qu’ils soient amérindiens ou européens de souche. Il accepte aussi les signatures validées par triangulation pour un descendant jusqu’à deux générations après l’arrivée du fondateur. Il arrivera en effet que les conditions de triangulation sur l’ACPR ne soient pas satisfaites avant ce nombre de générations.
Au jour d'aujourd'hui le Catalogue comprend 52 signatures validées.
Un apercu de l'index:

INDEX ALPHABÉTIQUE

  1. TRI0026 AUBOIS HAUTBOIS Marie Christine* ADN-mt: A2i (A2-64T)
  2. TRI0001 BEAUGRAND-CHAMPAGNE Jean Baptiste* < BOUGEREN Jean 1641 ADN-Y: R1b1a2a1a1b3c3a Z142
  3. TRI0055 BÉLANGER Francois* (1612-) m: Marie GUYON ADN-Y: I1d1 P109
  4. TRI0050 BÉRUBÉ Damien* < Robert BÉRUBÉ ADN-Y: R1b1a2a1a1a1 U198
  5. TRI0039 BIGOT Françoise* < Thomine CHASTEL ADN-mt: K1b2b
  6. TRI0038 BLANCHARD Marie* < Martine LEBAS ADN-mt: H
  7. TRI0032 BOIVIN Pierre* b: 1643, St Sauveur de Rouen, FR ADN-Y: I1 M253
  8. TRI0012 BREAU Renée* ADN-mt: H13a1
  9. TRI0033 BRILLANT-BEAULIEU Catherine* < ITAGISSE Françoise ADN-mt: C4c1
  10. TRI0013 BUGARET Catherine* ADN-mt: H1
  11. TRI0014 CANOL Marie-Anne* ADN-mt: W3a1
  12. TRI0037 CAUCHON Marguerite* < COINTEREL Marguerite ADN-mt: K2a6
  13. TRI0042 COMEAU Pierre* ADN-Y: R-P310>CTS11567 CTS11567
  14. TRI0002 CORMIER Thomas-Charles* < CORMIER Robert ADN-Y: J1c3 P58
  15. TRI0029 COTÉ Jean* (m: Anne Martin) FR ADN-Y: J2a4h2 M172
  16. TRI0049 DAIGLE L'ALLEMAND Jean* (Speyer, Rhineland) ADN-Y: I1-M253 M253
  17. TRI0047 DAIGLE Olivier* (Aigre, FR) ADN-Y: R1b1a2a1a1b5a M269 SRY2627
  18. TRI0043 DENEVERS Étienne* (BOISVERT) < DE NEVERS dit BRANTIGNI, Étienne ADN-Y: E-M183 M183
  19. TRI0034 DESPORTES Hélène* < LANGLOIS Françoise ADN-mt: H44a1
  20. TRI0027 DESTROISMAISONS-PICARD, Louise*< CROSNIER Martine ADN-mt: T2b3-C151T
  21. TRI0046 DOUCET Germain (II)* < DOUCET Germain (I) ADN-Y: C3b P29
  22. TRI0016 DOUCET Marguerite* (m: Abraham DUGAS) ADN-mt: T2b
  23. TRI0028 DUBÉ Mathurin* (1631-) de Chapelle-Thémer en Vendée FR ADN-Y: J2a M410
  24. TRI0054 DUCAS-DUGAS Jean* (m: Marie Charlotte VANDANDAIGUE) ADN-Y: J2a4h2c L231
  25. TRI0023 DUCORPS LEDUC Jeanne* ADN-mt: X2b
  26. TRI0052 DUPUIS Michel* (Port Royal 1637) ADN-Y: R1b1a2a1a1b4 R-L21
  27. TRI0053 FOREST François* < FOREST René < FOREST Michel ADN-Y: R1b1a2 P312
  28. TRI0009 GARNIER GRENIER Françoise* (m: Noël LANGLOIS) ADN-mt: J2B1A1
  29. TRI0017 GAUDET Françoise et Marie < leur mère ACPR* ADN-mt: J1b
  30. TRI0022 GAUTROT Marie* < Edmée LEJEUNE ADN-mt: U6a
  31. TRI0030 GENDREAU Jacques* < GENDREAU DIT LAPOUSSIÈRE Pierre, b.1633, St-Denis-d'Oléron, FR ADN-Y: R1b1a2a1a1b3c L2
  32. TRI0015 GOUGEON Huguette ADN-mt: HV*
  33. TRI0040 GRANDIN Marie* < Marie LEJEUNE ADN-mt: H3ac
  34. TRI0018 GUYON Andrée ADN-mt: T3
  35. TRI0058 HÉBERT Antoine ADN-Y: R1b1a2a1a2 P310 P312 DF27/S250
  36. TRI0020 HÉBERT Catherine ADN-mt: W
  37. TRI0048 HÉBERT Étienne ADN-Y: R1b1a2a1a2 P310 P312 DF27/S250
  38. TRI0008 HÉTU Jean-Baptiste* < ESTUR-LAFLEUR Georges ADN-Y: G M201
  39. TRI0003 IMBEAULT-LAGRANGE François FR ADN-Y: R1b1a2a1a1b5a SRY2627
  40. TRI0041 JARRET de BEAUREGARD André* ADN-Y: R1b1a2 M269
  41. TRI0019 LAMBERT Radegonde ADN-mt: X2b4
  42. TRI0035 LANGLOIS Marguerite* (m: Abraham MARTIN) ADN-mt: H44a1
  43. TRI0056 LEFEBVRE Antoinette* (Fille du Roi) ADN-mt: K1a2b
  44. TRI0021 LEJEUNE Catherine* ADN-mt: U6a7a
  45. TRI0044 LEJEUNE Edmée* ADN-mt: U6a7a
  46. TRI0005 LEVASSEUR-LESPERANCE-CARMEL Pierre* (né 1627 Paris) ADN-Y: I1d1 P109
  47. TRI0004 LEVASSEUR Pierre* < LEVASSEUR Laurent 1647-1726 FR ADN-Y: R1b1a2a1a1b4 L21
  48. TRI0036 MAUGIS Charlotte* ADN-mt: H1ar1
  49. TRI0031 MICHAUD Elisabeth* < ANCELIN Marie < ROUSSELOT Claire ADN-mt: H1j9
  50. TRI0010 MINGUET Barbe* ADN-mt: H
  51. TRI0011 PELLETRET Henriette* < BOURG Perrine ADN-mt: H14b1
  52. TRI0007 PERROT Pierre* (b1654 FR) ADN-Y: R1b1a2a1a1b3c3a Z142
  53. TRI0006 PILLARD Catherine* ADN-mt: A10
  54. TRI0024 RIMBAUD Françoise* < Anne-Marie Míkmaq (m: c1655 René Rimbault) ADN-mt: A2f1a
  55. TRI0045 ROBIN Mathurine* < AVRARD Madeleine ADN-mt: T2b3
  56. TRI0051 ROMAN Marthe* < LEFRANC Geneviève ADN-mt: W1-T119C
  57. TRI0025 THÉRIOT Jeanne* < RAU Perrine ADN-mt: H


*) ACPR/MRCA

Équipe du Catalogue:
Jean-Pierre GENDREAU-HÉTU, directeur;
Jacques P. BEAUGRAND, adjoint-fondateur;
Denis BEAUREGARD, généalogiste professionnel.
Le Catalogue est aussi publié sur le Forum-ADN.org pour des fins de discussion.
Vos commentaires et ajoûts sont les bienvenus.
Pour nous rejoindre: Catalogue(at)miroise.org
3 janvier 2014 13:30:49

dimanche 20 octobre 2013

VALIDATION GÉNÉALOGIQUE


Jacques P. BEAUGRAND, Ph.D.

Projet ADN Héritage Français
Beaugrand.Jacques(at)UQAM.ca


En complétant un arbre généalogique, le généalogiste*) construit une structure conforme à son interprétation des enregistrements de baptêmes, de mariages et de sépultures (BMS) qu’il rencontre au cours de ses recherches documentaires. Il lui arrive même d’emprunter des segments de généalogies déjà rassemblés par d’autres généalogistes; il les incorpore alors à son arbre sans nécessairement toujours rigoureusement les vérifier par une conciliation aux actes BMS originaux correspondants. Les informations aussi consciencieusement colligées peuvent néanmoins ne pas s’avérer parfaitement conformes à la réalité documentaire. De plus, même si le sens révélé par la documentation se trouve parfaitement respecté par la structure de descendance ainsi érigée, rien n’indique que cette dernière respecte la réalité biologique. Une toute petite erreur introduite dans une lignée près du de-cujus pourra fausser tout un pan d’une généalogie.

Pour plusieurs généalogistes, construire une généalogie se résume à reproduire très fidèlement ce que révèlent les actes BMS. Or, ces actes ne peuvent refléter qu’une réalité culturelle, cachant ce qui s'est vraiment passé sur le plan de la transmission biologique. En effet, des événements dits « non parentaux » (ÉNP) se produisent, auxquels les enregistrements BMS ne furent pas « sensibles » à certaines époques. C’est le cas de certaines adoptions, des cas d’assimilation silencieuse, de naissances illégitimes, de changements de nom de famille, de la confusion par les chercheurs de couples homonymes ou paronymes, &c.

Une démarche généalogique qui se veut rigoureuse doit viser l’objectivité et le réalisme, à l’instar des sciences qui doivent servir ici de modèle. Le généalogiste doit prendre les moyens de s’assurer que les structures généalogiques inférées à partir des enregistrements BMS sont valides sur le plan biologique. Ce test de validité peut être fait par des tests d’ADN. Ainsi, la découverte d’une discontinuité dans la transmission de l’ADN dans une descendance oblige le chercheur à remettre en question le résultat de la recherche documentaire, aussi méticuleuse et rigoureuse fut-elle. Par ailleurs, le résultat d’un test d’ADN pourra souvent suggérer une réorientation de la recherche documentaire, indiquant là où la recherche devra dorénavant se poursuivre. Dans d’autres cas, le résultat justifiera la fin d’une recherche incessante. Quant aux ÉNP révélés, une fois conciliés ou interprétés à la lumière des données fournie par la recherche documentaire, ils peuvent alimenter l’histoire familiale.

Il serait irréalisable de tester par l’ADN chacun des liens de filiation dans une généalogie. Cependant, en principe, il est possible de mettre à l’épreuve plusieurs lignages d’une généalogie et de les valider par quelques tests d’ADN. En effet, une généalogie est essentiellement composée de lignées des mères et de lignées des pères. Un test de validité consistera à comparer la signature d’un ancêtre matrilinéaire ou patrilinéaire à celle de son descendant avéré sur le plan documentaire. En découvrant que la signature du descendant allégué concorde avec la signature ADN de son ancêtre en matrilignage ou en patrilignage, la chaîne de transmission de cet ADN et donc la séquence d’ancêtres révélés par la recherche documentaire se trouvent ainsi supportées, validées. Une validation n’est cependant pas une preuve irréfutable. La validité vient à divers degrés et elle résulte d’une concordance entre signatures ADN que le hasard ne peut pas expliquer.

Le présent texte explique comment procéder à une telle validation par l’ADN.


*) Le genre masculin sera appliqué au terme de ‘généalogiste’ uniquement pour alléger le texte.


Principes de transmission de l’ADN

La structure d’ensemble que forme une généalogie peut être représentée comme un éventail, tel que l’illustre la Figure 1. Cette figure classique suit le système de numérotation Sosa. La numérotation débute avec la personne dont on construit la généalogie, aussi appelée le « De-cujus ». Il est le #1. On numérote ensuite les ascendants du #1 en suivant le sens horaire et en migrant vers la périphérie à chaque génération une fois complétée. Ainsi, le père du #1 est le #2 et sa mère, le #3. Les nombres pairs correspondent à des hommes et les nombres impairs à des femmes.



Figure 1. Éventail illustrant les différents lignages qui peuvent être validés par des tests d'ADN. Les cellules en bleu correspondent à des hommes et les rose à des femmes. Les ancêtres en matrilignage et en patrilignage se trouvent à l’apex de chaque rayon. Le matrilignage du #1 conduit en apex à m1, sa matriarche. Son patrilignage conduit en apex à p1, son patriarche. La lignée des pères du De-cujus (#1) est composée des hommes #2, #4, #8, #16, #32, #64, ..., p1. Sa lignée des mères se compose des femmes #3 (sa mère), #7, #15, #31, #63, #127, ...., m1.



Sur cette figure, chaque rayon qui se rend en périphérie de l’éventail est constitué soit d’un matrilignage, indiqué en rose, ou d’un patrilignage, indiqué en bleu. Rappelons qu’un matrilignage est une lignée utérine ou lignée des mères. Le patrilignage quant à lui est formé d’une lignée des pères. Nous désignerons par m1 la matriarche qui se trouve à l’apex de la lignée directe des mères du #1. Elle est aussi la matriarche de toutes les femmes qui composent le matrilignage du #1, débutant avec sa propre mère, la #3. C’est par convention que la mère à l’apex est déclarée « matriarche ». Il s’agit de la femme la plus lointainement connue du matrilignage. Sur la Figure 1, la matriarche du #2, à savoir le père du #1, est notée m2. Il en est de même pour les lignées patrilinéaires. Le patriarche de #1 sera noté p1. Le patriarche du #6 est p6. Il se trouve à l’apex du patrilignage du #6. Et ainsi de suite pour les autres matrilignages et patrilignages de la généalogie. La Figure 1 porte uniquement sur huit générations, et se termine à l’ancêtre situé en apex de chacun des lignages. Cependant, ce nombre de générations pourra varier d’un lignage à un autre et selon les généalogies. Chez les québécois, la matriarche correspond le plus souvent à la première femme du matrilignage qui s’est établie en Nouvelle France ou en Acadie il y a 10 à 13 générations. Ce sont souvent des Filles du Roi ou des Filles à marier. Dans environ 6% des cas de québécois de souche, la matriarche sera une autochtone (VÉZINA et al., 2012) et il sera possible de l’affirmer à partir de l’haplogroupe d'appartenance de l’ADN mitochondrial étudié.

Les principes de transmission de l’ADN mitochondrial et de l’ADN du chromosome Y sont simples et la validation des divers matrilignages ou patrilignages se fera grâce à leur mode de transmission biologique.

Le premier principe concerne la transmission de l'ADN mitochondrial (noté ADN-mt) qui suit la lignée utérine ou matrilinéaire. La signature ADN-mt d'une personne dans une généalogie est celle des femmes qui font partie de sa lignée maternelle et qui furent impliquées dans la transmission de cet ADN-mt de génération en génération jusqu’à elle. Dans le cas de l’ADN-mt et d’un matrilignage, la personne dont on étudie le matrilignage pourra être indifféremment un homme ou une femme. Les hommes et les femmes reçoivent intégralement leur signature mitochondriale de leur mère biologique. Cependant, uniquement les femmes sont en mesure biologiquement de la transmettre à leur tour à leurs enfants. Ainsi, sur la Figure 1, le #1 possède la signature ADN-mt de sa mère #3 et de toutes les femmes de sa lignée des mères jusqu’à la matriarche m1.

Le deuxième principe concerne la transmission de l'ADN du chromosome Y (noté ADN-Y) qui n’est possédé que par les hommes, pris dans le sens restrictif de « mâles » de notre espèce. Cette transmission de la signature ADN-Y se produit intégralement (ou presque) de père en fils, suivant en cela la lignée des pères. Ainsi, le #1 possède la signature du #2, son père, du #4, son grand-père et de tous les hommes qui font partie du patrilignage du #1, jusqu’au patriarche p1.

De ces deux principes découlent logiquement et biologiquement deux conséquences pour la généalogie par ADN :

1. Toute femme ou tout homme dans une généalogie devrait montrer la même signature ADN-mt que sa matriarche en matrilignage.

2. Tout homme dans une généalogie devrait montrer la même signature ADN-Y que son patriarche en patrilignage.

Procédure de mise à l’épreuve d’un lignage

Appelons « personne ciblée » le descendant dont la signature ADN-mt ou ADN-Y sera comparée à celle de la matriarche ou du patriarche qui se trouve en apex du lignage concerné. Ainsi, nous rapportant à la Figure 1, prenons l’individu #1 comme personne ciblée. La signature ADN-mt du #1 sera comparée à celle de m1, sa matriarche située en apex de son matrilignage. De même, la signature ADN-mt du #2 qui est le père de #1 sera comparée à celle de sa propre matriarche m2. Il en est de même pour l’ADN-Y. La signature ADN-Y du #1 sera comparée à celle de p1, son patriarche en patrilignage. La signature ADN-Y du #6, le grand-père du #1 du côté maternel, sera comparée à la signature ADN-Y du patriarche p6. Et ainsi de suite pour tous les matrilignages et patrilignages d’une généalogie. Voilà pour les principes. En pratique la situation se complique par l’impossibilité de tester directement l’ADN des personnes ciblées et des ancêtres en apex. Dans le premier cas, il faudra avoir recours à des substituts. Leur choix doit s’inscrire dans la logique de la transmission d’ADN énoncée plus haut. Ainsi, le fils ou la fille avérée d’une femme ciblée disparue (ou ne voulant pas participer à la validation) ont hérité leur signature ADN-mt de cette dernière et pourront servir pour la remplacer afin de tester par ADN-mt un lignage maternel. Le fils ou le petit-fils avéré d’un homme disparu pourront agir comme substitut de remplacement pour ce dernier et fournir l’ADN-Y qui servira à la comparaison avec la signature du patriarche en apex du patrilignage dont ils sont aussi issus. Le fils et le petit-fils ont hérité de la signature ADN du chromosome Y du père qui ne peut participer. Or, plus le nombre de générations séparant un proxy de la personne à remplacer est grand, plus il y a de chances qu’un ÉNP se soit produit entre ce proxy et la personne qu’il ou elle remplace. La non concordance entre les signatures n’impliquera pas obligatoirement que la personne ciblée ne descend pas de l’ancêtre en apex. Des explications rivales sont possibles. Par contre, dans le cas d’une concordance parfaite trouvée entre la signature du substitut et celle de l’ancêtre en apex, le test aura autant de validité que si la personne ciblée avait elle-même fourni l’ADN. Afin d’éviter d’avoir recours à des substituts, la validation d’une généalogie procédera d’abord en testant les lignages qui touchent le #1 ou qui concernent l’une des trois générations plus en amont, à savoir ses parents, ses grands-parents et ses arrières grands-parents.

Tester un lignage consistera à comparer la signature ADN de la personne ciblée (ou de son « proxy ») à celle de l’ancêtre qui se trouve en apex de ce lignage maternel ou paternel, selon qu’il s’agit d’un matrilignage ou d’un patrilignage. Pour ce faire, il faut connaître la signature de la personne ciblée et de son ancêtre en apex. Si le lignage est un matrilignage, il faudra commander un test décrivant les caractéristiques de l’ADN des mitochondries de la personne ciblée dans l’arbre. S’il s’agit d’un patrilignage, il faudra commander pour l’homme ciblé un test décrivant l’ADN de son chromosome Y. Or, comment connaître la signature de l’ancêtre en apex puisque cette personne est décédée il y fort longtemps? Sa signature ne peut pas être lue directement en excavant ses vieux os ou en ou en prenant l’ADN sur des objets lui ayant appartenu. Il est possible que cette signature ait été inscrite dans un catalogue de signatures ancestrales validées. Il existe un début de catalogue pour les signatures ancestrales des Laurentiens (Nouvelle-France, Acadie, Amérindiens) à http://bit.ly/XhSQFq

Si la signature n’est pas déjà cataloguée, il faudra alors procéder à la caractérisation de cette signature par triangulation.


Identifier et valider la signature ancestrale par triangulation

La triangulation est abordée plus à fond à http://bit.ly/YKJ9hO. Pour rappel, une triangulation procède par le choix de descendants qui sont avérés sur le plan documentaire depuis un ancêtre commun le plus rapproché (ACPR). Comme le nom l’indique, l’ACPR est l’ancêtre le plus récent que les deux généalogies partagent en commun. Les participants qui sont choisis – au minimum deux – doivent posséder cet ACPR en matrilignage ou en patrilignage selon le cas. On compare ensuite les signatures ADN-mt ou ADN-Y respectives des participants. Si leurs signatures ADN concordent, c’est qu’ils possèdent la signature de leur ACPR. La triangulation est réussie. La triangulation de la signature ancestrale peut être réalisée indépendamment de la personne ciblée dans une généalogie en utilisant des personnes qui sont descendants avérés de l’ACPR dont on veut établir la signature mais qui ne font pas partie du lignage à valider. Le plus souvent cependant, la personne ciblée dans une généalogie participera à la triangulation avec une autre personne externe au lignage que l’on s’apprête à valider.
Lorsque la personne ciblée participe à la triangulation de la signature de l’ancêtre en apex, une triangulation réussie vient valider la lignée de transmission de l’ADN-mt ou ADN-Y, selon le cas, entre l’ancêtre en apex et la personne ciblée. Lorsque la signature de l’ancêtre a été indépendamment triangulée, le généalogiste compare alors la signature obtenue pour la personne ciblée à celle maintenant validée de l’ancêtre en apex du lignage à valider. En général, deux signatures ADN seront considérées tout à fait concordantes si elles présentent les mêmes mutations et si elles appartiennent au même haplogroupe. Or, cette décision n’est pas toujours simple si des différences minimes existent entre les signatures ou si les haplogroupes n’ont pas été déterminés à même profondeur.

La généalogie par ADN emprunte à la science sa démarche qui se veut critique et publique. Ses énoncés doivent demeurer hypothétiques, c'est-à-dire confirmables ou infirmables par d’autres généalogistes. Il faudra donc que le chercheur rende public le cas de (non-) concordance et le soumette à une communauté de généalogistes pour obtenir des avis. Cela peut se faire sur une plateforme comme le www.Forum-ADN.org, par exemple. Il en est de même pour la signature de l’ancêtre qui aura été nouvellement validée par triangulation. En l’inscrivant au catalogue des signatures ancestrales validées, en joignant les éléments qui servirent à la validation, à savoir les signatures ADN des participants avec leur haplogroupe, les listes des mères ou des pères dont chacun descend, leur ACPR, le généalogiste fournit la possibilité à d’autres généalogistes de la communauté de vérifier si le travail a été rigoureusement fait et les place dans une position ou il leur est possible de détecter, le cas échéant, des erreurs méthodologiques ou documentaires qui viendraient entacher, voire invalider le travail de validation.

Si le descendant ciblé possède la signature de l’ancêtre en apex, ce constat viendra:
(1) confirmer la validité biologique de la transmission de l’ADN depuis l’ancêtre en apex, via chacun des ancêtres faisant partie de la chaîne de transmission de cet ADN, jusqu’au descendant ciblé;
(2) établira la validité de l’engendrement entre chacune des générations faisant partie du lignage validé;
(3) confirmer la validité de la recherche documentaire qui aura présidé à la construction de ce lignage à partir d’actes BMS.

Dans le cas contraire, le fait que le descendant testé ne possède pas la signature ADN de son ancêtre en apex signalera une discontinuité dans la transmission de l’ADN entre l’ancêtre allégué et son descendant ciblé. Cette discontinuité peut être attribuée à divers facteurs. En premier lieu, il peut s’agir d’une erreur documentaire ou cléricale. Il faudra donc toujours rigoureusement réviser la preuve documentaire et surveiller la possibilité de confusion entre couples homo ou paronymes. Si la preuve documentaire révisée s’avère robuste, la discontinuité pourra suggérer qu’un Événement Non Parental ou ÉNP biologique s’est produit dans le lignage concerné. C’est une invitation à retracer là où cet ÉNP aurait pu se produire. Par ailleurs, s’il s’agit d’un ÉNP paternel, il est parfois possible de connaître le patronyme du père véritable. En effet, une forte concordance de la signature de la personne ciblée avec d’autres signatures d’hommes trouvées dans une base de données publique pourra parfois autoriser des hypothèses sur le nom de famille du parent véritable, un pensionnaire, un voisin, confirmable en examinant par ex. les relevés d’un recensement. Plusieurs opérations de triangulation pourront permettre de cerner la génération où s’est vraisemblablement produit l’ÉNP. De plus, la non-concordance au niveau de l’ADN-mt ou de l’ADN-y pourra suggérer qu’une adoption s’est produite. Ainsi, les hommes dans une généalogie se situent à l’intersection d’un matrilignage et d’un patrilignage. Si leur ADN-mt et leur ADN-Y ne concordent pas respectivement avec celui de leur ancêtre en matrilignage et en patrilignage, cela pourra suggérer qu’une adoption s’est produite à leur niveau ou en amont.

Par ailleurs, il arrivera lors d’une non-concordance que l’haplogroupe d’appartenance de l’ADN du descendant donne des indications sur là où devrait être poursuivie la recherche documentaire ou, au contraire, suggérer l’abandon pur et simple de la recherche documentaire. C’est le cas, par exemple, lorsque l’ADN d’une lignée supposée européenne révèle des origines ancestrales amérindiennes et que les registres BMS n’existent plus.

Tests d’ADN appropriés

Pour valider un matrilignage, commander des tests ADN-mt

Valider un matrilinéaire appelle des tests d’ADN portant sur l’ADN mitochondrial possédé autant par les hommes que les femmes. La mitochondrie comprend une région contrôle subdivisée en deux zones hypervariables (HVR-I et HVR-II) et une région codante (CR). Pour tester un lignage matrilinéaire, il faut commander des tests ADN-mt couvrant les régions HVR-I et HVR-II. Si les tests sont commandés auprès de la compagnie Family Tree DNA (FTDNA), les résultats comprendront, en plus d’une description des bases mutées de la région contrôle (HVR1 et HVR2), un diagnostique assez précis sur l’haplogroupe d’appartenance. Cet haplogroupe aura été obtenu par le lancement de 22 sondes différentes dont plusieurs interrogent la région codante même si elle n’a pas été commandée explicitement. Il existe aussi un test appelé « Full Mitochondrial Sequence » (FMS) qui décrit l’ensemble du génome de la mitochondrie, donc HVR-I, HVR-II et CR. Ce test est idéal pour décider de l’haplogroupe auquel appartient un ADN-mt et pour établir le degré de concordance entre des génomes mitochondriaux. Les signatures ADN-mt seront considérées parfaitement concordantes si elles possèdent exactement les mêmes mutations (variations depuis le CRS ou depuis le RSRS), exception faite de certaines mutations considérées banales en raison de leur inconstance ou volatilité. Un test comprenant HVR-I et HVR-II (le test mtDNAplus) coûte 50$. Le test FMS (mtFullSequence) coûte 200$ mais porte sur 16 fois plus de bases. Pour commander dans le cadre du projet ADN Héritage Français, visiter notre page à http://bit.ly/XC6LpM

Pour valider un patrilignage, commander des tests ADN-Y

Valider un patrilinéaire appelle des tests d’ADN portant sur l’ADN du chromosome Y qui est possédé uniquement par les hommes. Une femme pourra connaître l’ADN-Y de son patrilignage en demandant à son père, à son frère ou à un oncle paternel de fournir les prélèvements qui serviront aux analyses. Pour bien connaître l’ADN du chromosome Y d’un homme, il faut décrire le polymorphisme de répétition (les STR) et le polymorphisme d’état (les SNP). Deux tests distincts fourniront ces informations. Le premier établira une signature reposant sur un minimum de 25 marqueurs de type « Short Tandem Repeat » (STR). Les STR contribuent au polymorphisme de répétition et forment ce qu’on appelle parfois les microsatellites. Un second test examinera le polymorphisme d’état de l’ADN-Y et révélera la présence de mutations SNP singulières. Ces SNP permettent d’identifier l’haplogroupe et le sousclade (une subdivision de l’haplogroupe) d’appartenance de cet ADN-Y. Ce test est appelé « Deepclade ». Jusqu’en 2015 les résultats d’un test Geno2 fourniront la même information que le test « Deepclade » et pourront donc avantageusement le remplacer. Ultérieurement, d’autres tests plus avancés deviendront sûrement disponibles.

Deux signatures ADN-Y fournies par des hommes de même patronyme ou de variantes seront dites parfaitement concordantes si (1) l’ensemble des valeurs des marqueurs STR correspondants sur les deux signatures ne sont pas différentes de plus de 85%, et si (2) les deux signatures possèdent les mêmes SNP, appartenant ainsi au même haplogroupe ADN-Y et au même sousclade. La compagnie FTDNA estime par régression statistique l’haplogroupe d’appartenance lorsqu’un test portant sur 25 marqueurs est commandé. C’est un point de départ uniquement. Le diagnostique s’avère beaucoup plus précis (et valide) lorsqu’un test « Deepclade » distinct est commandé (ou le Geno2). L’haplogroupe et le sousclade sont alors déterminés en examinant le polymorphisme d’état révélé par les SNP, au lieu d’être estimé par régression. Il faut garder en tête que deux signatures peuvent concorder et être très semblables quant à leurs valeurs STR mais appartenir à des haplogroupes différents. Un test portant sur 25 marqueurs STR coûte environ 125$.

Avant de commander un test, il est important de parcourir les bases de données publiques comme YSearch.org ou MitoSearch.org  pour s’assurer qu’une personne cadrant avec notre projet de triangulation n’aurait pas déjà passé un tel test. Dans le cas de l’ADN-Y, il s’agira d’un homme de même patronyme ou d’une variante. L’intérêt est évidemment de diminuer les coûts de la recherche généalogique par ADN. Le cas échéant, il s’agira alors de contacter ce généalogiste et de vérifier avec lui ou elle sa généalogie afin de déterminer si vous possédez un ACPR commun; et d'inviter ce cousin à participer à votre recherche.


Pour réaliser une triangulation valide

Les principes pour obtenir une triangulation valide sont les mêmes pour l’ADN-mt et l’ADN-Y. Prenons comme exemple la triangulation de la signature ADN-mt de m1, la matriarche en matrilignage du De-cujus #1. La signature du #1, de même que celle d’une autre personne avérée descendre de la même matriarche m1 sont requises. Évidemment cette autre personne doit posséder m1 dans son matrilignage. Leur ancêtre commune la plus rapprochée (ACPR) est alors déterminée à partir de leurs généalogies documentaires respectives. Pour que la triangulation soit parfaitement réussie, il faut que cet ACPR soit l’ancêtre m1, à l’apex du matrilignage de chacun. Autrement dit, il faut que le #1 et cette personne descendent de deux filles distinctes de m1, chacune donnant lieu à une lignée de femmes.

Une triangulation sera parfaitement réussie sur m1 si les trois concordances suivantes sont réalisées:
(1) les deux personnes présentent des signatures ADN-mt qui sont identiques; (2) les deux personnes sont descendantes avérées de m1 sur le plan documentaire et m1 fait partie de leur matrilinéage respectif; (3) leur ACPR en matrilignage est m1.

Si les concordances (1) ou (2) ne sont pas obtenues la triangulation échoue. Ainsi, si les signatures des personnes fournissant l’ADN ne correspondent pas, ou si leur ascendance matrilinéaire ou patrilinéaire respective ne convergent pas sur un ACPR, la triangulation échoue. Si uniquement (3) ne se trouve pas satisfait et que l’ACPR n’est pas la matriarche mais une de ses filles, alors la triangulation est réussie jusqu’à l’ACPR concerné. Il arrivera que l’ACPR ne soit pas m1 mais une de ses filles. C’est le cas lorsque m1 n’a eu qu’une seule fille ayant de la descendance jusqu’à ce jour. Rappelons que les deux personnes fournissant l’ADN-mt servant à la validation de la signature ancestrale matrilinéaire doivent descendre de deux filles distinctes de la matriarche. Une triangulation réussie sur la fille m1-1 de m1 ne valide le matrilignage que jusqu’à cette fille et non jusqu’à m1 en apex. Cette triangulation présente moins de validité que si m1 était l’ACPR. En effet, il est toujours possible qu’un ÉNP ou une erreur documentaire se soit produit entre la fille et m1. La validité d’une triangulation sur m1 correspondra donc à jusqu’à quel point la signature ADN-mt des personnes servant à la triangulation est bien celle de m1, l’ancêtre ciblé. Par rapport à m1, une triangulation ayant comme ACPR m1+1 est moins valide qu’une triangulation ayant m1 comme ACPR. Or, une validation partielle réussie sur un ACPR plus récent que l’ancêtre en apex est déjà bien mieux qu’aucune validation.

Les mêmes précautions méthodologiques s’appliquent lors de la validation de la signature ancestrale d’un patriarche. Ainsi, le patriarche p1 doit être l’ACPR des deux hommes qui fourniront la signature ADN-Y. Cette triangulation sur p1 ne sera réussie à 100% que si les signatures correspondent à celles de fils distincts de p1. Ces fils peuvent provenir de différents lits mais avoir le même père. Autrement, la triangulation ne pourra se faire que sur l’ACPR qui sera un des descendants plus en aval de p1.

Propective

Si suite aux triangulations réussies les signatures des ancêtres sont systématiquement cataloguées et enregistrées dans les bases de données accessibles au public, elles pourront par la suite servir de balises pour la recherche généalogique et seront disponibles pour la validation d’autres lignages dans la même généalogie ou dans d'autres ayant ces mêmes ancêtres en apex. Un homme ou une femme faisant partie d’une chaîne de descendance validée par triangulation peut aussi servir à la validation d’autres lignages dans la même généalogie ou dans une autre généalogie. En effet, le même ancêtre peut revenir comme géniteur dans divers lignages d’une même généalogie. Or si nous connaissons d’une précédente validation la signature ADN que cet ancêtre a transmise à sa descendance, cette connaissance pourra être utilisée par le généalogiste pour prédire l’ADN d’une série de descendants participant à d’autres lignages. Ainsi les signatures ADN-mt et ADN-Y et les haplogroupes des couples faisant partie de lignages validés devraient être consignées dans des bases de données et servir à la validation de lignées nouvelles.

En ce qui regarde les fondateurs du Canada français et de l’Acadie, le catalogage a débuté dans le cadre du projet ADN Héritage français (http://bit.ly/1bh9HmM). En outre, cette information sur l’ADN-mt et l’ADN-Y pourra éventuellement être incorporée à des bases-de-données généalogiques en tant que composante transmise héréditairement aux descendants, suivant  le matrilignage ou le patrilignage respectif chacun. Une telle base-de-données généalogique sera en mesure de prédire la signature ADN-mt d'un descendant et, dans le cas d'un descendant masculin, de prédire par surcroît sa signature ADN-Y.

Ce travail de fondation  de nos généalogies dans l'ADN prendra plusieurs années à se réaliser et donnera sans doute lieu à des débats captivants, voire controversés, à propos de la nature même de la généalogie, tantôt vue comme une entreprise essentiellement culturelle ou comme le résultat d'une articulation des données culturelles à celles fournies par l'analyse scientifique de la transmission de l'ADN.

Version du  2013-OCT-20


RÉFÉRENCES

VÉZINA, H., JOMPHE, M., LAVOIE, E, MOREAU, C.  & LABUDA, D. (2012). L’apport des données génétiques à la mesure généalogique des origines amérindiennes des Canadiens français. Cahiers québécois de démographie, 41, 87-105.

Catalogue des signatures ancestrales validées http://bit.ly/1bh9HmM


























vendredi 16 novembre 2012

VALIDATION OF GENEALOGICAL LINEAGES USING DNA

VALIDATION OF GENEALOGICAL LINEAGES USING DNA
Jacques Beaugrand
Version of June 21, 2012

Email: Beaugrand.Jacques@uqam.ca

The genealogist builds structures based on documentary research but these structures do not always correspond to biological reality. They may perfectly reflect events revealed by Baptism, Marriage and Burial records (BMS) but they can still not really reflect what happened at the biological level. Non parental events (NPEs) regularly occur and BMS records cannot always attest of their occurrence. Adoption, silent assimilation, name change, illegitimate child, etc, and many other events, distort reality without the genealogist being aware of this by simple examination of the available documentation. It is here that genealogy using DNA can attend documentary genealogy through the validation or invalidation of some of the lineages that make up a genealogical structure that was originally built from BMS records.
In a genealogy, such as the one illustrated as a fan at Figure 1, each lineage is either a matrilineage or patrilineage for individuals located at the core of the structure. Two principles of DNA transmission can be applied by the genealogist to validate matrilineages and patrilineages. The first principle regards the transmission of mitochondrial DNA (mtDNA) which follows the uterine or matrilineal line. The mtDNA signature of a person is that of his or her ancestors in matrilineage. Recall that both men and women receive their mitochondrial signature from their biological mother. 
The second principle concerns the transmission of the DNA of the Y chromosome (yDNA) in males. This transmission is from father to son integrally along the line of fathers or patrilineage.
The empirical implications of these laws are thus amenable to a test within a given genealogical structure. A woman or a man should show the same mtDNA signature as his or her mother, the mother should possess that of her mother and so on back in time until a most distantly known matrilineal ancestor or matriarch is reached. A man in a genealogical structure should show the same yDNA signature as his father, the father should have that of his father and so on until the most distantly known ancestor in patrilineage called the patriarch is reached.

Figure 1 shows a constant eight generations back to the the matriarch or the patriarch but in reality this number of generations will vary from one lineage to another within a given genealogical tree. This figure uses the Sosa-Anhentafe-Stradonitz numbering system is used. For instance, the cujus is #1, his or her father is #2 and #3 is his or her mother. The matriarch of #1, along his or her matrilineage, is m1. The matriarch of #2 is m2. The patriarch of #6 is p6. And so on.

The task of the genetic genealogist will thus be to systematically compare the DNA signatures possessed by individuals at or around the de-cujus or that of their immediate descendants to that of their most remotely known ancestors, matriarch or patriarch, situated at the periphery of the fan.



Figure 1. Fan illustrating the various lineages that can be validated through DNA testing. Gray-blue stands for men and pink for women. The ancestors in matrilineage and patrilineage are found at the periphery of the fan. Individual m1 is the ancestress in matrilineage of #1; p1 is the patrilineal ancestor of #1. The cujus is #1. Sosa numbering is used. For instance, when a perfect match is obtained between the mtDNA signature of #1 and that of his or her matriarch m1, lineage #1 to m1 becomes validated. Similarly, when there is a match between the yDNA signature of #1 and that of his patriarch p1, then the lineage #1 to p1 is considered valid. A woman does not possess yDNA. Thus if #1 is a women, her father #2, or her brother can serve as a substitute for her, providing the yDNA signature required to be compared with that of the patriarch of her line of men.

The signatures of persons at the core of the genealogical fan can be obtained by DNA testing them or by testing one of their descendant having the same remote ancestor in matrilineage or patrilineage depending upon the type of lineage tested. But the signatures of their matriarch and patriarch at the outer side have to be inferred through triangulation. Ideally for a given population of founders like that of French Canada and Acadians, a catalog of ancestral signatures would be available, each mtDNA or yDNA signature having been validated through triangulation based upon their contemporaneous alleged descendants. For instance at the French Heritage we are building such a catalog. But, in most cases, triangulation will have to be carried out in situ, that is using the signature of a person part of the studied genealogical structure (or a descendant) together with a least one descendant of the same patriarch or matriarch, but not participating to the studied family tree.
Triangulation of signatures for matriarchs and patriarchs proceeds as illustrated at Figure 2. A minimum of two signatures is required to triangulate on the ancestor. A first signature (A) may be that the person in the lineage to be tested. It could be #1 of Figure 1. The person that will provide the other signature (B) ought not to be part of the same lineage as (A), whilst having the same ancestor in matrilineage or patrilineage. On Figure 2, (A) and (B) share the same yDNA signature. Documentary research further shows that they descend from the same patriarch who is also their most recent common ancestor (MRCA). He is represented by the star on the figure. Note that they must descend from two distinct branches, sons or daughters of the MRCA. Given this double concordance (1) at the level of their yDNA or mtDNA signatures and (2) at the level of their respective documented ancestries which converge on their MRCA, the genealogist is justified to infer that (A) and (B) share the yDNA or mtDNA signature of their MRCA, that their signature is that of their patriarch (for yDNA) or matriarch (for mtDNA).
Naturally, if the signatures of (A) and (B) do not match, or that their respective ancestries do not converge on a common ancestor, the triangulation fails. Moreover, if (A) and (B) are not related within recent times, triangulation also fails and the signature of their presumed matriarch or patriarch cannot be inferred.
Validity is to what extent or probability the proposition "their signature is that of their MRCA" corresponds to reality. Triangulation does not guarantee in an absolute manner that the signature shared in common by (A) and (B) is that of the ancestor identified and documented in the family tree. However, it is most likely the ancestral signature when triangulation is carried out through two different sons, when yDNA is concerned, or two different daughters, when mtDNA is concerned. Validity can be further increased in the case of yDNA by converging on the MRCA through two different sons from two distinct marriages. Similarly for mtDNA, converging on two different daughters issued from two distinct marriages increases chances that the haplotype showed by the descendants be that of their ancestress. Coming from two different sons or daughters diminishes the chances that a NPE has occurred and coming from two different marriages of the same ancestors further decreases NPE as a confounding rival explanation. Picking a signature from a result table of a surname project at FTDNA on the basis of its most frequent occurrence shows no validity. It could be the signature of a very fecund raider. And calculating modal values is irrelevant to ascertain of the identity of the patriarch. Only triangulation carefully carried out can identify the potential patriarch or matriarch.
Figure 3 illustrates a specific case of validation of my documented genealogy. It is in progress.
On this figure, m1 represents the signature of the King's Daughter Jeanne FOURNIER from whom #1 alleged to descend based upon careful documentary research.
Whatever the sexual gender of #1, his or her mtDNA signature should be that of m1. The signature of m1 was inferred through the in situ triangulation from the signature of #1 with a perfect Full Mitochondrial Sequence (FMS) match found at FTDNA whose matrilineage also converged upon King's Daughter Jeanne FOURNIER.



Figure 2. Triangulation of the signature of a MRCA.

Lineage #1 to m1 was thus declared valid in the genealogy of #1. Since #1 is a man, he should possess the yDNA signature of patriarch p1 of his patrilineage. The signature of p1 was known from independent triangulation and #1 perfectly matches that of p1, thus validating lineage #1 to p1. But suppose that #1 had been a woman. Women can test their patrilineage by asking their father or a brother who possess the Y chromosome they would have inherited if having been a male. The yDNA signature of #2, the father #1 (if female), or their sibling brother could be used in the comparison with that of the patriarch. Again, the concordance of this signature of #2 or that of the sibling with that of the patriarch in patrilineage could serve to validate lineage #1 to p1 in the genealogy of Figure 3. 
Another lineage validation can be carried out using the father #2 and his own matriarch m2. If #2 can be tested, the comparison of his mtDNA signature with that of m2 would validate the lineage #2 to m2. In this peculiar case, the signature of m2 was inferred from in situ (in place) triangulation using #2 as a member of the comparison and another mtDNA FMS match found at FTDNA and whose ascendancy converged upon the same ancestress Marie FERRA. Now, suppose that #2 had passed away or did not want to participate, a sibling of #2, an uncle or an aunt of #1, could serve instead for this comparison.
This procedure is repeated for other lineages making up the most recent generations of the genealogy to be validated. When the corresponding member is deceased, a descendant can be used as a substitute. However, one must be aware that using substitutes increases the chances of NPE occurring, thus interrupting the the DNA chain attesting to the generation. Nonetheless, still finding a match would reveal the robustness of this link. Otherwise if it fails, the triangulation operation would have to be retried using another substitute.
Figure 3 shows the validation work in progress for my own genealogy. Lineages highlighted in green have been validated by a concordance between the signature of the person in my family tree and the matriarch in matrilineage or the patriarch in patrilineage obtained by triangulation in situ in most cases. Thus Figure 3 shows that the patrilineages of Jean DESLANDES-dit-CHAMPIGNY and Vincent BRO were also validated. Some other lineages were also tested but it becomes more and more difficult and risky to find direct descendants as one moves toward the periphery of the fan. The lineage highlighted in purple on Figure 3 poses me problem for the moment. My own documentation, as well as that of the descendant used as a substitute for testing have to be thoroughly checked.
While completing such a validation the genealogist gets reinforced when a lineage appears to be validated through DNA. It is always a satisfaction to see that our structure fits biological reality. On the other hand, when a lineage is not validated, it forces the genealogist to question the validity of his/her documentary work or sources, sometimes calling for a reorientation of research following the information given by DNA. For instance discovering that a lineage’s haplogroup is Amerindian could reorient the documentary research. It could also stimulate the elaboration of new explanations, leading to an enrichment of family history. On the whole, the structure which progressively gets shaped by knowledge from both documentary research and DNA verification gradually moves our genealogy towards the biological reality.

Completing and polishing a genealogy is also a social affair. The genealogist does not work alone. She or he is in contact with other researchers and the discoveries made in the context of genealogy validation through DNA can serve others and in turn can be used to complete a genealogical structure by incorporating information made available by others.
Firstly, triangulated mtDNA and yDNA signatures of ancestors should be cataloged and recorded in databases publicly available so that they become beacons for genealogical research and be available for the validation of lineages in other genealogies having these ancestors as well. As regards the founders of French Canada and Acadia, this cataloging task is in progress as part of the French Heritage DNA project (http://bit.ly/OqfX07). In addition, this information could eventually be incorporated into other databases such as the PRDH, which is the most complete databases related to founders of New France.
Secondly, lineages validated using DNA within a given genealogy could serve others to validate their own genealogies, provided the corresponding information becomes available in databases in a standardized and usable form. For instance whole validated patrilineages and matrilineages could become available as chains, or more simply as binary engendering information in the form of X begat Y, where begat would entail validated DNA transmission. Such binary engendering information once validated as part of lineages reaching the core of some genealogies could be used by other genealogists to validate lineages that are situated too far from their own core.



Figure 3. Validation of my own genealogy is in progress. Six lineages have been validated so far and are shown in green. A seventh, that of Leon PROVOST, is shown in purple; it poses difficulty since the signature of the substitute does not match that of another alleged descendant having Martin PROVOST in patrilineage. The name of the ancestor is written in script font.

It is also conceivable that other forms of DNA, especially the autosomal  and that of the X chromosome, will serve to validate relationships in a genealogy.




mercredi 17 octobre 2012

Un nouveau forum en français: www.Forum-ADN.org

Je viens d'ouvrir un forum pour les communautés francophones qui servira aux discussions en langue française. Il s'agit du *Forum-ADN et généalogie*. Je n'ai rien contre les forums anglosaxons, sauf évidemment qu'ils sont en anglais. Or, c'est tellement plus agréable de discuter dans une langue plus subtile et plus familière. Un forum distinct permet aussi à ceux qui sauraient l'apprécier de se distancier des ténors anglophones et russophones ...

Alors, apprenons et débattons entre nous, en français.

Vous êtes invité(e) à vous inscrire à www.Forum-ADN.org(external link)
Le nom de domaine et le forum sont prépayés pour les trois prochaines années. Comme je l'indique dans mon message de bienvenue, je m'engage à assurer la perrénité de ce forum.

J'invite donc tous ceux et celles qui s'intéressent à la GG ou à la généalogie par ADN (proximale ou ancestrale) à s'inscrire et à animer ou à modérer les rubriques qui les intéressent.

À votre demande, j'ouvrirai d'autres rubriques pertinentes. 
Il me faudra aussi des modérateurs et modératrices bénévoles.

Sur le plan technique j'aurais préféré un forum qui expédie directement aux abonnés les messages nouvellement affichés et auquel nous aurions pu répondre par Mél. Or, nous devrons nous contenter des possibilités du forum phpBB3. Nous verrons à l'usage et avec le temps pour d'autres options.


Jacques Beaugrand
Dunham, Québec, Canada
17 octobre 2012

beaugrandJacques@uqam.ca

dimanche 10 juin 2012

Identification of the Y-DNA Signature of Ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne.


Identification of the Y-DNA Signature of Ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne.
Jacques Beaugrand (Dunham, Québec) [1]
and Doug Miller (Santa Clarita, California)

French Heritage DNA Project

Version 1.2
This short communication concerns the identification of the Y-DNA haplotype (signature) of ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne through triangulation[2].
Jean Beaugrand, whose war name as a soldier was “Champagne”, came to New France in 1665 with the Regiment of Carignan. After his service, he stayed in the colony and married Marguerite Samson, a “Fille du Roi[3]. Their son Jean-Baptiste was the only one of their children to assure their descent. Jean-Baptiste married Françoise Guignard d’Olonne and the couple had two sons, Antoine and Pierre-Simon, from who descend all Beaugrand-dit-Champagne of French Canadian root[4]. Today, these descendants carry various surnames: Beaugrand, Beaugrand-Champagne, Beaugrand-dit-Champagne, Champagne etc. We will simply refer to them as Beaugrand-Champagne. Figure 1 shows the relatedness of the participants with ancestor Jean and among each other. The first names of the five men who had their Y-DNA tested are marked with an asterisk.
For the identification of the signature of the ancestor we have used the Y-DNA test results of five Beaugrand-Champagne men. Three of them had already been tested at FTDNA[5] but belonged to Antoine’s branch. We thus made calls on various forums and Family Newsletters and were in a position to recruit two additional participants from the alternate branch, that of Pierre-Simon. All five men had a well documented descent from ancestor Jean Beaugrand. Nonetheless, we verified this descent, systematically resorting to the original documents[6].
DNA testing on the first 12 STR markers was done by FTDNA [7] and the haplogroup was estimated algorithmically as R1b1b2 for all five participants. Moreover, for two of them, Raymond for the Pierre-Simon’s line and Jacques for Antoine’s line, the haplogroup and its subclade were SNP determined by FTDNA.
All five Beaugrand-Champagne participants showed the same STR signature based upon the first 12 markers (Panel I), shown in Table 1. For comparison purposes Table 1 also presents the modal haplotype of haplogroup R1b1b2 which is the same (for the moment) as that of the WAMH (Western Atlantic Modal Haplotype). The Beaugrand-Champagne and the R1b1b2 haplotypes differ on 4 markers. Marker DYS-439 has a low mutation rate and shows two units of difference. Other markers, DYS-385, DYS-390 and DYS-391 have moderate mutating rates. The relatedness between the Beaugrand-Champagne and modal R1b1b2 is thus far from being recent and could correspond to several thousand years.
Following the Deep Clade test, Raymond and Jacques were found belonging exactly to the same haplogroup and subclade, which is R1b1b2a1a2d3* (short form: R-L2*). Their Y-DNA possesses the S28/U152 SNP and the more downstream mutation L2/S139.
It was assumed from these results that all participants shared the same haplogroup, which is R-L2* [8]
The fact that all participants share the same haplotype (STR signature) and haplogroup (and subclade) confirms their relatedness. Indeed, there are known precedents from haplogroup R1b1b2 where two signatures perfectly matched on STR values but resulted in not being related when their subclade became known through SNP testing.


Figure 1.
Descent of the participants from ancestor Jean and relatedness among each others. The first names of those who were Y-DNA tested are marked with an asterisk and their FTDNA kit number indicated.

Two identical signatures which are distinct from the modal of their haplogroup most probably share a common ancestor who has lived recently or quite recently.
The signatures of Pierre and Raymond share the same haplotype and their documentation shows that their Most Recent Common Ancestor (MRCA) is Pierre-Simon. Troy and Jacques (or Florent) also share the same haplotype and in their case, documentary research shows that their MRCA is Jean-Baptiste, the father of Jean-Baptiste and of Norbert. Moreover, the two lines of Beaugrand-Champagne, that of Pierre-Simon and Antoine, also share a MRCA in the person of Jean-Baptiste, the son of ancestor Jean who first established in New France.
Was Jean-Baptiste the biological son of ancestor Jean? We cannot answer this question but, based on the available documentation and on the mentality of the epoch we can reasonably assume that it was the case.
The haplotype shown in Table 1 would thus be that of ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne, Soldier of the Carignan Regiment.
Using this revealed signature as a model of exploration it will become possible to find European cousins, especially in France, and to answer questions which are still pending, especially concerning his original surname and region of origin. The genealogy of all descendants of Jean Beaugrand-dit-Champagne could also be augmented of by 2-4 generations of ancestors who lived in Europe before him. The identified signature could also serve in the future as a beacon for those who hypothesize that they descend from ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne and for those who have lost their roots through adoption or otherwise.
Concerning the ancestral origins of the five men of the present study, we now know that their haplogroup is R1b1b2-L2* and that it is of West European origin. In the current ISOGG taxonomy, L2 is nested within the S28/U152 subclade for which the approximate age and European geographical distribution are known. The S28/U152 mutation would have occurred in Western Europe 3 to 5 thousand years ago, surely after the last glacial maximum (LGM). It is not clear at this moment if ancestor R1b1b2 from which S28/U152 men descended had already populated Europe when glaciations occurred and in which European refuge he might have spent the LGM; or if he entered Europe from the East (from Eurasia, the Middle East or Anatolia) after the end of the LGM.
It has been proposed that S28/U152 men were part of the Hallstatt and La Tène cultures and later became Alpine Celts or even Italics. However, such a hypothesis still awaits anthropological confirmation. As for R-L2, we cannot say much for the moment. The tested L2 cases report having European origins in Northern Italy, Switzerland, Germany (Upper Rhineland), Belgium and France, as well as along the Eastern coast of the British Isles.

Table 1.
Haplotype shared by the five Beaugrand-Champagne men who participated in the present study. They show the same values at each of the 12 markers composing their signature. For comparison purpose, the modal haplotype of the modal WAHM/R1b1b2 is also presented.


Acknowledgements
The following persons are thanked for their valued participation in this study: Florent Beaugrand (Acton Vale, Québec), Raymond Beaugrand-dit-Champagne (Pennsylvania, USA), Troy Champagne (Michigan, USA) and Pierre Champagne (Chicoutimi, Québec).

Declaration
The full consent of all participants was obtained.

[1] Corresponding author: Beaugrand.Jacques@UQAM.CA
[2] « Triangulation » according to Kerchner: http://www.kerchner.com/deducedancestralhaplotype.htm
[4] There are Beaugrand, Bogran(d) in North, Central (including the Caribbean) and South Americas who have other origins (see the Beaugrand-surname project at FTDNA). Moreover, most people carrying the Champagne surname have other ancestors than Antoine and Pierre-Simon Beaugrand-Champagne.
[5] Family Tree DNA (FTDNA): https://www.familytreedna.com/
[6] The PRDH, BMS2000 or Ancestry.ca, were used to locate vital records; each copy of the original was then examined in the Drouin collection. The ancestry of each participant is available upon request to the first author.
[7] These results are part of the French Heritage DNA project : http://frenchdna.org
[8] The asterisk at the end of the label indicates that it is the ancestral form and that eventual discovery of further SNPs could allow further splitting of the subclade.


Identification de l’haplotype ADN-Y de l’ancêtre Beaugrand-dit-Champagne[1]



Jacques P. Beaugrand (18187) [2] et Doug Miller

Projet ADN Héritage Français


Le présent exercice en généalogie génétique (GG) illustre comment nous avons procédé pour retrouver la signature ADN du chromosome Y de l’ancêtre des Beaugrand-dit-Champagne d’Amérique du Nord. Cette approche est connue sous le nom de « triangulation » [3]. Elle consiste à inférer la signature de l'ancêtre ciblé à partir de signatures de descendants avérés. Nous référant à la Figure 1, l’ancêtre fondateur ciblé par la présente étude est Jean Beaugrand-dit-Champagne, arrivé en Nouvelle France en 1665 avec le Régiment de Carignan. Il épousa Marguerite Samson. Le couple eut un fils qui assura leur descendance, Jean-Baptiste, les deux autres enfants étant présumés décédés en bas âge. Jean-Baptiste épousa Françoise Guignard d’Olonne et le couple eut deux fils, Antoine et Pierre-Simon. D’Antoine et Pierre-Simon descendent les Beaugrand-dit-Champagne d’origine Canadienne-française[4]. Les descendants des deux lignées portent aujourd’hui les patronymes de Beaugrand-dit-Champagne, Beaugrand ou encore Champagne (et variantes). Nous désignerons ici l’ensemble de ces descendants par le patronyme de Beaugrand-Champagne.
La tâche consiste à comparer les signatures ADN du chromosome Y de descendants avérés des lignées Antoine et Pierre-Simon.
L’ADN formant le chromosome Y est transmis de père en fils de génération en génération. Cet ADN est, en règle générale, intégralement transmis au descendant qui le transmettra à son tour à sa filiation masculine. Tous les descendants masculins qui partagent un même ancêtre dans la lignée directe des pères, c.-à-d. en patrilignage, partagent donc la même signature qui est aussi celle de l’ancêtre, permettant ainsi l’étude des lignées d’hommes. Puisque les hommes transmettent le plus souvent un patronyme ou une variante de ce patronyme à leurs fils, cette signature ADN-Y peut aussi servir à identifier, parmi des homonymes, lesquels sont vraiment apparentés et possèdent un ancêtre commun. Dans certains cas, un patronyme pourra être retrouvé grâce à l’ADN-Y, et il deviendra possible de compléter la généalogie d’une lignée qui aura changé de patronyme.
Deux dimensions de l’ADN-Y individuel sont examinées pour caractériser l’ADN-Y. La première dimension comprend une signature reposant sur les répétitions courtes en tandem ou STR (de l’anglais, Short Tandem Repeat ). La seconde dimension concerne la caractérisation du polymorphisme profond reposant sur l’identification de mutations singulières (SNP); cette caractérisation permet de connaître l’haplogroupe et le sousclade de l’ADN étudié.
Le Tableau 1 présente la signature Beaugrand-Champagne reposant sur 12 marqueurs qui est la signature ADN-Y minimale utilisée en GG. Un marqueur correspond à une zone bien délimitée et spécifique d’un brin d’ADN du chromosome Y où la compagnie qui a procédé au test a effectué une lecture du nombre de répétitions d’un motif particulier qui s’y trouvait. L’alphabet de l’ADN est composé de quatre lettres A, C, G, T qui correspondent aux bases Adénine (A), Cytosine (C), Guanine (G) et Tyrosine (T). Ainsi, en ce qui regarde l’haplotype du Tableau 1, dans la région du marqueur DYS-19, le motif TAGA, une séquence courte composée des bases Tyrosine (T), Adénine (A), Guanine (G) et Adénine (A), a été trouvée 14 fois. Au marqueur DYS-390, le tandem (TCTA) (TCTG) a été dénombré 25 fois. Pour chacun des marqueurs composant une signature, la compagnie qui effectue le test recherche donc un motif particulier qui est indiqué au Tableau 1. La valeur que prend le marqueur correspond au nombre de fois où ce motif particulier y aura été trouvé. La valeur obtenue peut varier à l’intérieur d’une fourchette dont les limites sont connues empiriquement. Ainsi, au marqueur DYS-19, le motif TAGA est normalement rencontré entre 10 et 19 fois; au marqueur DYS-390, le motif en tandem (TCTA) (TCTG) est normalement rencontré entre 17 et 28 fois. Un test d’ADN fournit des valeurs pour 12, 25, 37 ou d’avantage de ces marqueurs. Les 12 premiers marqueurs furent historiquement choisis à cause de leur taux de mutation faible ou moyen. En effet, l’ADN-Y de ces zones n’est l’objet de mutations que rarement dans une période généalogique. Ainsi, la probabilité que DYS-19 soit l’objet d’une mutation est d’environ 1,51 fois par mille générations. Cette probabilité est plus élevée pour DYS-390, avec environ 3,11 mutations par mille générations. Il en est de même pour les 10 autres marqueurs, chacun possédant un taux de mutation par génération qui est indiqué au Tableau 1.

L’autre dimension permettant de caractériser une signature ADN-Y concerne son polymorphisme profond. Il est reflété par la présence de mutations singulières appelées SNP, pour Singular Nucleotide Polymorphisms en anglais. Un SNP correspond à la mutation d’une base singulière, localisée à un endroit précis de la séquence d’ADN. Ainsi, le SNP peut impliquer une substitution d’une base par une autre, une délétion de la base qui devrait s’y trouver, ou encore une insertion d’une nouvelle base à un endroit précis de la chaîne d’ADN composant le chromosome Y. Une fois ces mutations SNP en place dans l’ADN-Y, elles ne se défont que très rarement et elles sont intégralement transmises de père en fils, de génération en génération, caractérisant ainsi les lignées d’hommes.
Les généticiens, en examinant la composition des divers haplotypes qui deviennent connus sont en mesure de reconnaître plusieurs grandes familles d’haplotypes, appelées «haplogroupes ». La notion d’haplogroupe est l’équivalent du genre dans une taxonomie. Ils ont construit une taxonomie qui reflète le plus parcimonieusement possible la phylogénèse des divers haplogroupes les uns par rapport aux autres. La phylogenèse est l’équivalent de la descendance généalogique mais pour des regroupements d’haplotypes qui partagent certaines caractéristiques communes et se distinguent des autres regroupements par d’autres caractéristiques. Le généalogiste peut donc avoir recours à une taxonomie reposant sur les SNP pour déterminer à quel haplogroupe appartient un ADN-Y.
Pour l’identification de la signature ADN-Y de l’ancêtre des Beaugrand-Champagne nous avons utilisé des signatures d’hommes qui avaient déjà fait décrire leur ADN-Y auprès de la compagnie Family Tree DNA[5] et dont la descendance de Jean Beaugrand-Champagne était avérée sur le plan documentaire. Ces trois premiers étaient de la branche d’Antoine, à savoir Florent, Jacques fils de Florent, et Troy. Deux autres participants furent recrutés de la branche de Pierre-Simon et invités à faire décrire leur ADN-Y auprès de la compagnie FTDNA. Il s’agit de Raymond et Pierre. La Figure 1 résume les liens de descendance et de parenté des cinq hommes qui servirent à la présente étude. Les prénoms de ceux qui ont fourni un échantillon d’ADN sont marqués de l’astérisque. La descendance respective de chacun sur le plan documentaire fut vérifiée par le premier auteur et est présentée en annexe.
Les résultats indiquent que les cinq hommes Beaugrand-Champagne testés dans le cadre de la présente étude possèdent exactement les mêmes valeurs STR aux 12 marqueurs du test ADN-Y de base (Tableau 1), partageant ainsi le même haplotype[6].
En plus de la signature reposant sur les STR, nous avons obtenu de FTDNA la caractérisation du polymorphisme profond de l’ADN-Y pour un représentant de chacune des deux lignées. L’ADN de Raymond servit pour la lignée de Pierre-Simon et celui de Jacques pour la lignée d’Antoine. La caractérisation a été faite pour les SNP reconnus comme jouant un rôle classificatoire au 4 juin 2009 dans la version 4.22 de la taxonomie de l’ADN-Y établie par la Société Internationale de Généalogie Génétique[7].
Les résultats indiquent que l’ADN-Y des représentants de chacune des deux lignées appartient au même haplogroupe et au même sousclade, à savoir le R1b1b2a1a2d3* (forme abrégée : R-L2*)[8]. Leur l’ADN-Y possède le SNP U152/ S28 et, plus en aval, le  L2/S139. L’haplogroupe d’appartenance de chacun des hommes Beaugrand-Champagne de cette étude avait en premier lieu été estimé algorithmiquement par FTDNA sur la base des STR (et non des SNP); tous s’étaient avérés appartenir à l’haplogroupe R1b1b2.
Le fait que les échantillons d’ADN-Y fournis par Raymond pour la lignée Pierre-Simon et par Jacques, pour la lignée d’Antoine, appartiennent au même sousclade laisse supposer que les autres signatures du présent projet appartiennent aussi au sousclade R-L2*, ce que nous allons assumer. La détermination du sousclade à partir du polymorphisme profond des SNP vient donc de valider la parenté STR entre des signatures ADN-Y. En effet, il est maintenant reconnu que deux signatures peuvent parfaitement coïncider sur les 12 premiers marqueurs STR tout en appartenant à des sousclades différents de l’haplogroupe R1b1b2.
L’haplotype modal des R1b1b2, aussi désigné par haplotype modal de l’Atlantique de l’Ouest (WAMH: pour Western Atlantic Modal Haplotype en anglais), est la signature STR la plus fréquemment rencontrée chez les hommes R1b1b2 originaires de l’Europe de l’Ouest. L’ancêtre dont descendent les européens R1b1b2 possédait probablement une signature STR très proche de celle du WAMH/R1b1b2, sinon identique. Il était important de s’assurer dans la présente étude que l’haplotype modal dégagé pour les hommes Beaugrand-Champagne fut distinguable de celui du WAMH/R1b1b2. En effet, il arrive assez fréquemment que des signatures R1b1b2 reposant uniquement sur 12 marqueurs se révèlent identiques à celle de la signature modale de leur haplogroupe. Le fait que deux signatures coïncident parfaitement entre elles sur 12 marqueurs ne peut alors pas être attribuable à une parenté récente. Il faut alors augmenter le nombre de marqueurs pour permettre aux signatures étudiées de se différencier de la signature modale de leur haplogroupe. L’haplotype Beaugrand-Champagne et l’haplotype modal R1b1b2 du Tableau 1 présentent des différences sur quatre marqueurs, dont un écart de deux unités sur un marqueur lent, le DYS-439. Trois autres différences sont présentes sur des marqueurs à taux de mutation moyens, les marqueurs DYS-385, DYS390 et DYS391. La parenté entre la signature Beaugrand-Champagne et celle de la signature modale des R1b1b2 est donc loin d’être récente, pouvant correspondre à plusieurs milliers d’années.
Deux signatures identiques qui sont éloignées de la signature modale de leur haplogroupe partagent fort probablement un ancêtre commun qui a vécu récemment ou assez récemment.
Les signatures de Pierre et Raymond partagent le même haplotype et la recherche documentaire montre que leur ancêtre commun le plus récent (ACPR; en anglais: MRCA pour Most Recent Common Ancestor) est Pierre-Simon. Il en est de même pour les signatures de Troy et de Jacques (ou de Florent). Pour ces derniers, la recherche documentaire montre que Jean-Baptiste, père de Jean-Baptiste et de Norbert, est leur ACPR. Or, les deux branches de Beaugrand-Champagne, celles de Pierre-Simon et d’Antoine possèdent aussi un ACPR en la personne de Jean-Baptiste, fils de l’ancêtre Jean, premier arrivant.
Jean-Baptiste était-il le fils biologique de l’ancêtre Jean? Nous ne pouvons pas répondre à cette question sur le plan génétique. Nous pouvons cependant raisonnablement assumer que Jean-Baptiste était effectivement le fils biologique de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne. L’haplotype Beaugrand-Champagne présenté au Tableau 1 serait alors celui de l’ancêtre Jean Beaugrand, débarqué à Québec en 1665 avec le Régiment de Carignan.
Utilisant cette signature Beaugrand-Champagne comme modèle d’exploration, il sera dorénavant possible de retrouver des apparentés génétiques en Europe, et particulièrement en France. Ainsi, en identifiant des cousins européens, il sera peut-être possible de répondre à certaines interrogations qui demeurent en suspens au sujet de l’ancêtre, en particulier en ce qui concerne son véritable patronyme et ses origines régionales. Cette signature pourra aussi servir de phare généalogique pour tous ceux et celles[9] qui posent l’hypothèse d’une descendance de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne ou qui ne savent pas à quelle branche de Beaugrand ou de Champagne ils ou elles appartiennent.
Sur les origines ancestrales des cinq hommes impliqués dans la présente étude, nous savons que leur haplotype R1b1b2-L2* est d’origine européenne occidentale. Dans la taxonomie courante de ISOGG, L2 se trouve emboîté dans le taxon défini par le U152/S28 dont ont connait l’âge approximatif et la distribution géographique en Europe. La mutation U152/S28 serait apparue chez un européen occidental il y a environ 3 à 5 milliers d’années, sûrement après le paroxysme glacial. Il n’est pas encore clairement établi si l’ancêtre des R1b1b2 a passé la dernière glaciation dans un refuge européen ou s’il a pénétré en Europe après la dernière grande glaciation, en provenance d’Eurasie, du Moyen-Orient ou d’Anatolie. Bien qu’il se dégage un consensus pour associer U152/S28 à la culture Hallstatt et La Tène, une confirmation venant de l’anthropologie génétique serait la bienvenue pour appuyer l’hypothèse qu’ils contribuèrent aux Celtes alpins ou même italiques[10]. Quant aux L2, nous n’avons pour l’instant aucun indice sur les tribus ou peuples européens auxquels ils ont contribués depuis le début de notre ère. Les cas de L2 répertoriés à ce jour rapportent des racines ancestrales en Italie du Nord, en Suisse, en Allemagne (Rhénanie), un peu en Belgique et en France, de même que sur la côte Est de l’Angleterre. 







Figure 1. Réseau de parenté des cinq hommes Beaugrand-Champagne qui ont fourni l’ADN-Y ayant servi dans la présente étude. Les prénoms de ceux dont l’ADN-Y a été décrit sont marqués de l’astérisque; le numéro de leur trousse chez FTDNA est indiqué. La descendance de chacun d’eux depuis l’ancêtre Jean se trouve en annexe.

Tableau 1.
(a) Haplotype STR des hommes Beaugrand-Champagne de la présente étude. Les cinq participants possèdent exactement la même signature sur 12 marqueurs. Pour des fins de la comparaison, l’haplotype modal WAHM/R1b1b2 est aussi présenté.
(b) Pour chacun des 12 marqueurs concernés, sont présentés le motif STR qui y est lu par FTDNA, la fourchette limite pour les valeurs minimale et maximale, de même que le taux de mutation par génération connu à ce jour. D’après: *) Butler, J.M. & Reeder, D.J. (2009). Short Tandem Repeat DNA Internet Database, Summary List of Y Chromosome STR Loci and Available Fact Sheets: http://www.cstl.nist.gov/biotech/strbase/ystr_fact.htm
**) Chandler, J.F. (2006) Estimating Per-Locus Mutation Rates. J. Genetic Genealogy, 2, 27-33. http://www.jogg.info/22/Chandler.pdf

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Annexe

Descendance des hommes Beaugrand-dit-Champagne de la présente étude.

Pierre; Trousse FTDNA #142367
Yvon Champagne et « privé », Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Montréal, 1 juillet 1955; BMS2000#8292571
Alphonse Champagne et Berthe Mongrain, Saint-Clément-de-Viauville, Montréal, 28 juillet 1926; BMS2000#8104239
Hubert Beaugrand Champagne et Delphine Desjardins Thouin, Saint-Pierre de Sorel, 24 avril 1883; BMS2000#6545444
Joseph Beaugrand Champagne et Angèle Péloquin, Saint-Pierre de Sorel, 28 octobre 1856; BMS2000#6545448
Édouard Beaugrand Champagne et Séraphine Piette Trempe, Sainte Geneviève de Berthier, 31 janvier 1826; BMS2000#6628635
Alexis Pierre Beaugrand Champagne et Josèphe Vandal, Sorel, 8 février 1790; PRDH#355620
Alexis Beaugrand Champagne et Marie Anne Hénault Lafrenière dit Canada, Berthier-en-Haut, 2 février 1761; PRDH#37704
Pierre-Simon Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Duteau, L'Île-Dupas, 5 juin 1732; PRDH#80616
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d'Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509

Raymond; Trousse FTDNA #142366
Elzéar Beaugrand Champagne et Lillian Flora Monty, Suncook, New Hampshire, ÉU, 1933
Antime Beaugrand Champagne et Dorilla Racicot, North-Adams, Massachusetts, ÉU, 1897
Charles Joseph Beaugrand Champagne et Philomène Miron, Lavaltrie, 11 août 1857; BMS2000#6628619
Joseph Beaugrand Champagne et Angélique Mondore, Lanoraie, 13 novembre 1832; BMS2000#6628706
Joseph Beaugrand Champagne et Marguerite Fréchette, Berthierville, 13 août 1804; Drouin, Berthierville, 1804
Louis Beaugrand Champagne et Marie Amable Ursule Généreux, Berthier-en-Haut, 21 juin 1773; PRDH#49440
Pierre Simon Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Courrier, Berthier-en-Haut, 29 janvier 1746; PRDH#24825
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d'Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509

Troy; Trousse FTDNA #77896
Robert Francis Champagne et Irene Elizabeth Shaw, Pinnebog, Michigan, 1950
Clarence Edward Champagne et Anna Muriel Thompson, Pinnebog, Michigan, 1926
John W. Champagne et Elizabeth Hebert, Pinnebog, Michigan, 1901
Norbert (Albert) Beaugrand Champagne et Emily Leneway, Port-Huron, Michigan, 1871
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Madeleine Branconnier, St-Élisabeth (Co. Joliette), 10 février 1826; Drouin, Ste-Élisabeth
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Geneviève Houde, Berthierville, 6 février 1804; Drouin, Berthierville
Joseph Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Gilbert-Comtois, Berthier-en-Haut, 21 août 1775; PRDH#51836
Pierre Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Dubord-Lafontaine, Lavaltrie, 27 octobre 1749; PRDH#27427
Antoine Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Coutu, St-Sulpice, 29 avril 1726; PRDH#15444
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d'Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509

Jacques; Trousse FTDNA #31300
Florent; Beaugrand et Albertine Savaria, Montréal, 18 octobre 1941; BMS2000#8241456 ; Trousse FTDNA #50845
Joseph Beaugrand Champagne et Éva Champigny Deslandes, Saint-Hyacinthe, 6 mai 1907; BMS2000#6207244
Napoléon (Paul) Beaugrand Champagne et Elmire Caya, Acton Vale, 27 mai 1879; BMS2000#5817849
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Rose Célina Desrosiers, Saint-Félix-de-Valois, 3 mars 1851; BMS2000#6628689
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Madeleine Branconnier, St-Élisabeth (Co. Joliette), 10 février 1826; Drouin, Sainte-Élisabeth, 1826
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Geneviève Houde, Berthierville, 6 février 1804; Drouin, Berthierville, 1804
Joseph Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Gilbert-Comtois, Berthier-en-Haut, 21 août 1775; PRDH#51836
Pierre Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Dubord Lafontaine, Lavaltrie, 27 octobre 1749; PRDH#27427
Antoine Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Coutu, Saint-Sulpice, 29 avril 1726; PRDH#15444
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d'Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509


Notes
[1] Les auteurs désirent remercier Florent Beaugrand (Acton Vale, Québec), Troy Champagne (Michigan, ÉU), Pierre Champagne (Chicoutimi, Québec) et Raymond Beaugrand-dit-Champagne (Pennsylvanie, ÉU) pour leur aimable collaboration à la présente étude.
[2] Adresser toute correspondance par Email à Beaugrand.Jacques@UQAM.ca
[4] Il existe aux ÉU et en Amérique centrale et du Sud des Beaugrand et Bogran(d) qui ne sont pas les descendants de Jean Beaugrand-dit-Champagne. Voir le projet patronymique Beaugrand à http://beaugrand.ca
[5] Family Tree DNA (FTDNA): https://www.familytreedna.com/
[6] Ces résultats font partie de la base de données du Projet ADN Héritage Français à http://www.familytreedna.com/group-join.aspx?code=T86200&Group=FrenchHeritage ou
[7] International Society of Genetic Genealogy (ISOGG) à http://ISOGG.org
[8] L’astérisque qui termine le label du taxon indique qu’il s’agit de la forme ancestrale, laissant ouverte la possibilité que d’autres SNP soit éventuellement découverts plus en aval, permettant ainsi de subdiviser ce sousclade.
[9] Une femme peut demander à un frère, à un père ou à un oncle paternel de fournir les cellules qui serviront au test d’ADN-Y. Les cellules sont prélevées dans la bouche en raclant l’intérieur des joues avec une petite brosse.